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Un déshumidificateur électrique consomme en général entre 150 et 700 W, selon sa technologie et sa capacité. Sur la facture, l'écart va de quelques euros à plus de 80 euros par mois. Il dépend de la puissance de l'appareil, du nombre d'heures de fonctionnement et du mode choisi. Vous trouverez ici la méthode de calcul, des exemples chiffrés pour trois puissances courantes et les réglages qui font vraiment baisser la note.

La formule pour calculer la consommation

Le calcul tient en une ligne :

Puissance (W) ÷ 1000 × heures de fonctionnement × prix du kWh = coût en euros

Quel prix du kWh retenir ?

Les exemples de cet article reposent sur 0,195 € TTC par kWh, un ordre de grandeur du tarif réglementé de vente (TRV) d'EDF en option Base. Ce tarif change généralement une à deux fois par an. Les offres de marché et l'option Heures Creuses pratiquent d'autres prix.

Pour un chiffre exact :

1. Ouvrez votre dernière facture ou votre espace client.

2. Repérez la ligne « prix du kWh » ou « consommation » (en €/kWh TTC).

3. Remplacez 0,195 par cette valeur dans la formule.

L'abonnement mensuel n'entre pas dans le calcul, puisque vous le payez que le déshumidificateur tourne ou non. Seule la part variable, c'est-à-dire les kWh consommés, nous intéresse ici.

Exemples chiffrés : 200 W, 420 W et 600 W

Ces trois puissances couvrent l'essentiel du marché grand public : petit modèle à compresseur pour une chambre, modèle 20 litres pour un logement, appareil à dessiccation ou modèle de grande capacité.

Déshumidificateur de 200 W

C'est la puissance typique d'un appareil à compresseur de 10 à 12 litres par jour.

Déshumidificateur de 420 W

Beaucoup de modèles de 20 litres par jour, prévus pour les maisons ou les pièces très humides, tournent autour de cette puissance.

Déshumidificateur de 600 W

Cette valeur correspond aux appareils à dessiccation (adsorption) ou à certains modèles à compresseur de grande capacité.

Tableau récapitulatif

| Puissance | kWh / jour (8 h) | Coût / mois (8 h/j) | kWh / jour (24 h) | Coût / mois (24 h/j) |

|---|---|---|---|---|

| 200 W | 1,6 | ≈ 9,40 € | 4,8 | ≈ 28 € |

| 420 W | 3,36 | ≈ 19,70 € | 10,08 | ≈ 59 € |

| 600 W | 4,8 | ≈ 28 € | 14,4 | ≈ 84 € |

Base : 0,195 €/kWh TTC, mois de 30 jours. Ces chiffres sont des plafonds. En mode automatique, la consommation réelle est presque toujours inférieure.

Mode automatique ou mode continu : l'écart sur la facture

Le mode de fonctionnement compte autant que la puissance de l'appareil.

Le mode continu

En mode continu, l'appareil déshumidifie sans interruption, quel que soit le taux d'humidité de la pièce. Ce mode sert à sécher du linge, à assécher une pièce après un dégât des eaux ou à traiter pendant quelques jours un local saturé. Les colonnes « 24 heures par jour » du tableau correspondent à ce cas.

Le mode automatique (hygrostat)

En mode automatique, vous fixez une consigne, par exemple 55 % d'humidité relative. L'appareil coupe son compresseur ou sa résistance dès que la consigne est atteinte, puis redémarre quand l'humidité remonte. Entre deux cycles, seul le ventilateur reste actif, et parfois plus rien du tout.

Dans une pièce correctement isolée, une fois l'humidité stabilisée, le compresseur peut ne tourner que 30 à 50 % du temps. Prenons le modèle de 420 W branché 24 heures sur 24, avec un taux de fonctionnement de 40 % :

Le même appareil coûte donc environ 35 € de moins par mois qu'en mode continu. Le ventilateur seul tire en général quelques dizaines de watts, ce qui ajoute entre quelques dizaines de centimes et un ou deux euros par mois selon le modèle.

Quelle consigne choisir ?

Dans la plupart des logements, une consigne entre 50 et 60 % suffit. À 40 %, l'appareil tourne beaucoup plus longtemps pour un gain de confort faible, et l'air devient inutilement sec. Chaque point retiré à la consigne se paie en heures de compresseur supplémentaires.

Compresseur ou dessiccation : qui consomme le plus ?

Le déshumidificateur à compresseur

Il fonctionne comme un petit réfrigérateur. L'air passe sur un serpentin froid, la vapeur d'eau s'y condense et tombe dans la cuve. Les modèles grand public affichent souvent entre 150 et 450 W selon leur capacité. Dans une pièce chauffée, au-dessus de 15 °C environ, c'est la technologie la plus économe.

Le déshumidificateur à dessiccation

L'air traverse une roue imprégnée d'un matériau absorbant, souvent de la zéolite, qu'une résistance chauffante régénère ensuite. Cette résistance explique la puissance plus élevée : couramment entre 300 et 700 W, et beaucoup de modèles autour de 600 à 650 W.

À capacité équivalente, la dessiccation est donc souvent plus gourmande. Son rendement reste toutefois stable dans le froid, alors qu'un compresseur perd beaucoup d'efficacité sous 10 à 15 °C et peut givrer. Dans un garage, une cave non chauffée ou un sous-sol, un appareil à dessiccation peut finir par extraire plus d'eau par kWh qu'un compresseur qui tourne à vide. Ce choix est détaillé dans notre guide déshumidificateur pour cave et sous-sol.

Un modèle à dessiccation dégage aussi de la chaleur et réchauffe légèrement la pièce. Dans un local froid, c'est un avantage. Dans une chambre en été, c'est un défaut.

Le bon indicateur : les litres par kWh

Pour comparer deux appareils, regardez le rapport entre l'eau extraite et l'énergie consommée. Un compresseur bien dimensionné peut atteindre 1,5 à 2,5 litres par kWh dans les conditions de test du fabricant, souvent 30 °C et 80 % d'humidité, plus favorables que la réalité. Un modèle à dessiccation tourne plutôt autour de 1 litre par kWh, mais ce chiffre varie peu avec la température.

Exemples d'appareils et ordres de grandeur

Les modèles ci-dessous, disponibles sur Amazon, illustrent ces fourchettes. Les puissances exactes changent selon les versions et les révisions : vérifiez toujours la valeur de la fiche produit ou de l'étiquette avant de faire votre calcul.

Si vous hésitez sur la capacité, notre comparatif déshumidificateur 12 L ou 20 L vous aidera à trancher. Un modèle de 20 litres consomme plus par heure, mais il atteint la consigne plus vite et tourne donc moins longtemps en mode automatique. Dans une grande pièce très humide, il coûte souvent moins cher sur le mois qu'un petit modèle qui ne s'arrête jamais.

Mesurer la consommation réelle de votre appareil

Le calcul théorique reste une estimation. Pour connaître la consommation réelle :

1. Utilisez une prise wattmètre (10 à 20 € environ). Branchez-la entre la prise murale et le déshumidificateur, laissez tourner une semaine en mode automatique, puis relevez le total de kWh.

2. Divisez par 7 pour obtenir la moyenne journalière, puis multipliez par 30 et par votre prix du kWh.

3. Recoupez avec votre compteur Linky : l'espace client de votre fournisseur affiche la consommation jour par jour. Une hausse nette les jours d'utilisation vous donne une idée du poste.

Cette mesure intègre l'isolation de la pièce, la température et votre consigne, ce qu'aucune fiche technique ne peut faire.

Réduire la consommation sans perdre en efficacité

FAQ

Un déshumidificateur consomme-t-il beaucoup d'électricité ?

Tout dépend du temps de fonctionnement. Un modèle de 200 W utilisé 8 heures par jour coûte environ 9 € par mois à 0,195 €/kWh. Un modèle de 600 W en continu dépasse 80 € par mois. En mode automatique, dans une pièce bien isolée, la plupart des foyers restent entre 10 et 30 € par mois.

Combien consomme un déshumidificateur de 20 litres ?

La majorité des modèles de 20 litres à compresseur affichent entre 350 et 450 W. À 420 W, comptez environ 0,08 € par heure de fonctionnement, soit près de 59 € par mois en continu et 20 à 25 € par mois environ en mode automatique.

Le mode automatique fait-il vraiment économiser ?

Oui. L'hygrostat coupe le compresseur une fois la consigne atteinte. Avec un taux de fonctionnement de 40 %, la consommation baisse d'environ 60 % par rapport au mode continu, pour le même appareil.

Un déshumidificateur à dessiccation coûte-t-il plus cher à l'usage ?

Le plus souvent, oui, car sa résistance chauffante porte sa puissance entre 300 et 700 W. Dans une pièce froide (cave, garage, sous-sol non chauffé), il peut pourtant se révéler plus rentable qu'un compresseur, dont le rendement chute fortement sous 15 °C.

Faut-il laisser un déshumidificateur allumé jour et nuit ?

En mode automatique, c'est possible et souvent préférable, puisque l'appareil ne tourne que si l'humidité dépasse la consigne. Le mode continu 24 heures sur 24 est à réserver aux situations ponctuelles, comme un séchage après dégât des eaux.

Comment connaître le prix exact du kWh à utiliser ?

Il figure sur votre facture ou dans votre espace client, en euros TTC par kWh. Le tarif réglementé et les offres de marché changent régulièrement. Mettez à jour la valeur dans la formule puissance ÷ 1000 × heures × prix du kWh à chaque évolution.

Un déshumidificateur consomme-t-il plus qu'un sèche-linge ?

À l'heure, non : un sèche-linge tire souvent 2000 W ou plus, contre 200 à 600 W pour un déshumidificateur. Sur la durée, tout dépend du nombre d'heures. Un déshumidificateur en continu tout le mois peut dépasser la consommation d'un sèche-linge utilisé quelques fois par semaine.